#THISAWKWARDMOMENT : LE "CARRE FAMILLE" DU TGV

#THISAWKWARDMOMENT : LE "CARRE FAMILLE" DU TGV

 

Mademoiselle DB étant un blog "Lifestyle" et la vie n'étant malheureusement pas uniquement faite de surprises culinaires, de coups de cœur modesques ou de merveilleuses aventures touristiques, je me dois d'être tout à fait honnête avec mon lectorat (coucou papa!) et de vous présenter le B-Side du blog en vous racontant, de temps en temps, la vraie vie de Mademoiselle DB.

Aujourd'hui, on parle donc de cet #awkwardmoment où tu te tapes le "Carré famille du TGV" et de l'attitude à adopter en cas de difficulté. 

MADEMOISELLE DB BLOG SNCF

 Alors voilà, tu es en vaillance de l'extrême puisqu'il est 7h du mat, que tu es sur le quai #21 de la Gare de Lyon et que tu t'apprêtes à monter dans le TGV Lyria qui te ramènera inéluctablement chez toi, à Genève. Ambiance. Tu avais expressément demandé une place en duo côte-à-côte, "au cas où votre dame arriverait", et surtout parce que tu sais à quel point le carré famille est une galère sans nom quand tu n'es pas une famille, justement. Sauf que pas de chance, ta place, la 27, se trouve bien dans les méandres d'un carré famille et pas n'importe lequel. Je t'explique. Tu as Jean-Michel Quechua avec son immense sac de trek entre les jambes. L'embellie, c'est que tu es en face de Jean-Michel Quechua, et que du coup, son sac est en fait tout simplement posé là ou tes pieds devraient l'être. Ce n'est déjà pas Byzance en temps normal, mais là c'est carrément "plaisir d'offrir". A côté de toi, il y a un mec, on l'appellera Darty parce qu'il s'apprête à passer 3h20 à brancher et a débrancher l'ensemble des appareils électroménagers qu'il transbahute avec lui. Mais ça, tu ne le sais pas encore. Darty ne te laissera pas une minute de répit, il branchera et débranchera sans relâche, t’empêchant ainsi de fermer l'œil pendant plus de 3 minutes d'affilée, ce qui aura le don de t’exaspérer. Vraiment. Et en diagonal de toi, alors que tu auras péniblement trouvé 3 cm2 pour caler tes pieds ailleurs qu'à leur vraie place à cause du sac de trek de ton amie Quechua, tu toucheras involontairement le pied de ton voisin, qui lui dort comme un loir, ce que tu prendras pour une forme de provocation ultime. Il relèvera fissa son loup, dérangé dans son paisible sommeil, et te lancera un regard qui tue, empreint d'autant de haine que de reproches. Et là, engoncée dans la pire place de ton carré famille, et peut-être même la pire place de tout le TGV n°9875, tu comprendras à quel point tu vas aimer ce voyage. Et il te faudra trouver la bonne attitude à adopter. 

Option A : "J'sais pas ce qui me retiens de te casser la gueule"

Dépitée par la lose de ton environnement immédiat, la dureté excessive de ce début de journée et le manque de cohésion latent entre ton voisinage et toi, tu risques d’être tentée de "vriller", pour parler communément. Tu te visualises d'ailleurs complètement en train d'exprimer le sentiment d'injustice qui s'empare de toi et de mener une mini révolution en voiture 12. Tu pourrais par exemple, dès le premier arrêt de ton TGV et à l'entente de la douce annonce du commandant de bord "Bourg en Bresse, ici Bourg en Bresse..." décider de bazarder le sac de trek de ta voisine par surprise sur le quai pour enfin pouvoir, toi aussi, t'installer comme un pacha. Tu pourrais très bien aussi interpeller Darty et lui lancer de façon impérieuse : "Écoute moi bien Darty, le contrat de confiance s'arrête là où commence mon siège", l'invitant ainsi à remballer promptement ses équipements divers ce qui te permettrait d'accéder, toi aussi, à la quiétude que tu mérites. Quant au troisième larron de la bande, tu pourrais t'abstenir de lui dire quoi que ce soit, car ce n'est jamais une très bonne idée de se mettre tout le monde à dos en même temps et que tu prendrais le risque de te sentir très seule dans ton petit carré de la lose. Cette option, bien que très peu urbaine et un chouia démesurée, te permettrait d'arriver à destination avec une bonne histoire à raconter à tes copains mais également avec au moins deux nouveaux ennemis. 

Option B : "...La trouille peut être ?"

Mais surtout la fatigue, il est 7h du matin, soyons sérieux. Et le fait que ce n'est pas ton genre de faire des esclandres dans le TGV, parce que tu le sais toi que des embrouilles dans les transports en communs il ne ressort jamais rien de très reluisant. En témoignent les nombreuses altercations que tu a eu avec des personnes âgées te cherchant constamment des noises dans le métro parisien. Mais la trouille aussi, qu'on se le dise au fond des bois. Car en réalité, il est difficile d'évaluer le dark side de tes voisins que tu connais à peine et de mesurer le risque réel que tu prendrais effectivement en lançant les hostilités. Tu n'es pas à l'abris que Darty, offusqué par ton attitude option-A-oriented, rentre dans une immense rage et décide de t'électrocuter avec l'une de ses multiples prises de courant. Et tu n'as pas envie de rentrer amochée, même si tu aurais eu une bonne histoire à raconter. Alors dans l'option B, tu pourras te permettre de souffler pour manifester ton mécontentement, une ou deux fois, pas plus, ça ferait désordre. Dans l'option B, en fait, tu prendras ton mal en patience, comme c'est si souvent le cas et pour t'aider à t'endormir tu imagineras la beauté de l'altercation que tu aurais menée si tu avais choisi l'option A. 

Et la prochaine fois, tu prendras ton billet en avance, comme ça tu pourras vraiment choisir ta place et ainsi éviter un nouvel #awkwardmoment dans le TGV !
 

 

BORMUTH // BARCELONE

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CELIA & LOUISE

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